Mardi 13 août
Eglise de Chavin – 21h00
Las Hermanas CARONNI
Nouvelles traditions du monde
GIANNA CARONNI : clarinette, clarinette basse, voix
LAURA CARONNI : violoncelle, voix
La sensualité des musiques d’Argentine mêlées au souffle du jazz et du classique
Excellentes musiciennes et chanteuses tout aussi talentueuses, Las Hermanas Caronni aiment prendre la tangente dans des musiques célébrant leurs origines argentines pour mieux les ornementer. Sur leur nouvel album Santa Plastica, elles ont invité le trompettiste jazz Erik Truffaz et la voix envoûtante de Piers Faccini. Des horizons nouveaux, qui s’entrechoquent à des bribes de musiques de Ravel, Mozart, Bach ou Piazzolla, pour composer ce qu’elles aiment appeler malicieusement un « classidoscope ».
Qu’il soit question de sujets d’actualité, de deuil ou d’amours perdus, les soeurs Caronni n’ont pas leur pareil pour transmettre avec lumière des émotions pures, invitant à l’évasion sereine.
De l’Opéra de Buenos Aires aux scènes européennes où elles ont fait chanter leur violoncelle et leur clarinette, Las Hermanas Caronni se sont affranchies peu à peu de l’académisme de leur formation classique pour se jeter dans le maelström musical d’aujourd’hui. Elles ont parcouru le monde avant de s’installer en France à la fin des années 90 où elles ont formé leur duo. Au fil de leurs albums, elles ont à chaque fois intégré de nouvelles influences qui enrichissent leur répertoire et une rencontre avec Erik Truffaz aura suffi pour convaincre le trompettiste de se joindre à elles, les deux jumelles faisant un pas de plus vers le jazz avec lequel elles ont toujours voulu flirter. Entre la beauté grave de la clarinette basse de Gianna Caronni et le violoncelle caméléon de Laura, les compositions des deux soeurs, souvent inspirées de pièces classiques ou contemporaines, les emmènent vers de nouveaux territoires, même si l’âme de la milonga rôde encore entre les notes. Un éclectisme qui ne renie rien de leurs origines mais qui confesse un appétit musical immense.
Las Hermanas Caronni ont grandi à Rosario, deuxième ville d’Argentine. Initiées très tôt à la musique classique, Laura choisira le violoncelle et Gianna la clarinette, deux instruments qui les mèneront jusqu’à l’Orchestre de l’Opéra de Buenos Aires. De la musique de la Renaissance au répertoire contemporain, de la musique de chambre aux orchestres symphoniques, elles acquièrent une solide formation classique qu’elles complèteront en France au C.N.R. de Lyon. Mais, comme beaucoup d’instrumentistes, elles vont s’éloigner de l’univers du classique et de ses rigidités pour jouer leur musique, écrire leurs chansons, et en adapter d’autres. C’est en 2004 qu’elles créent leur duo mais c’est avec leur premier disque (« Baguala de la siesta ») paru en 2011, qu’elles vont vraiment se faire connaître du public français, Didier Varrod en faisant le disque de la semaine sur France Inter, puis un disque de l’année sur la même radio. A l’écoute des deux soeurs jumelles, on est de suite frappé par la fraîcheur de leurs compositions et par la liberté qu’elles se donnent pour aborder des genres musicaux venant des quatre coins de la planète. Elles affranchissent le tango de son carcan rythmique, mettent en valeur la nostalgie de la milonga, le tout en gardant un parfum de leur Argentine natale qui cimente leurs excursions musicales tous azimuts.
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